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05/03/2017

Compte-rendu du conseil municipal du 8 février 2017

1/ Approbation du Procès-verbal du conseil municipal du 22/12/2016
La teneur des interventions n'étant toujours pas retranscrite dans les procès-verbaux, Ensemble pour Uzès continue de voter contre.

2/ Dénomination de voie : chemin de Trinquelaïgue
Il s'agit ici de prolonger la dénomination de voie du chemin existant. Après un flottement suite à la question de Lydie Defos du Rau sur la signification de "Trinquelaïgue", dont nous n'avons toujours pas la réponse exacte (M. Trinquelaïgue, ancien maire et consul d'Uzès ? En rapport avec la coutume de heurter les verres afin de "trinquer" comme le laisserait supposer le correspond local du Midi Libre, M. Roux ? Mystère!), le conseil municipal a voté ce point à l'unanimité moins une abstention (Jérôme Maurin).

3/ Dénomination de voie : chemin des bergers
Il s'agit de donner dénomination à l'embranchement du chemin de la Galerie des Pâtres cernant les tennis municipaux (nécessité de donner un numéro postal pour les riverains).

Voté à l'unanimité.

4/ Plan Local d'Urbanisme : actualisation réglementaire et précision des objectifs
Selon la note de synthèse, il s'agit de compléter les objectifs poursuivis par le PLU, suite à l'entrée en vigueur de la loi ALUR, objectifs précisés dans la délibération du conseil municipal du 30 octobre 2014 qui en demandait sa révision.

Questions de Lydie Defos du Rau :

J’ai peur de comprendre que nous nous apprêtons à inscrire des objectifs qui n’ont pas fait l’objet d’une concertation ni auprès de la population, ni au sein du conseil municipal où nous n’avons toujours pas débattu de ces orientations.

J’ai donc trois questions :

Pouvons-nous attendre que ces orientations aient été débattues en conseil municipal avant de préciser ces objectifs ? La Loi permet en effet que les orientations du PADD puissent faire l’objet d’un débat dès lors que nous sommes en procédure de révision du PLU, et ceci sans attendre le débat qui sera obligatoirement conduit sur les orientations générales du PADD en conseil municipal 

Pouvez-vous nous dire quelle est l’incidence règlementaire d’inscrire ces orientations aujourd’hui dans une délibération ? En d’autres termes, pourrons-nous revenir sur ces orientations ?

Pourquoi avoir choisi arbitrairement d’inscrire ces orientations-là alors que le projet en comprend beaucoup d’autres ?

Enfin, je souhaiterais réagir sur le mode de concertation que vous proposez et qui est limité au minimum légal. Comme nous l’avons déjà demandé, nous souhaiterions que des commissions extra-municipales soient mises en place, au moins sur les projets d’importance majeure, et donc naturellement sur ce projet de révision de PLU.

Pour toute réponse, Mme de Saboulin se contente d’expliquer à nouveau que cette procédure est fortement conseillée par les personnes publiques associées. Elle aurait même, si l’on en croit la presse, relevé que Lydie Defos du Rau n’était pas présente à la réunion où cette demande a été formulée. Ce compte rendu permet de rétablir une vérité : encore aurait-il fallu qu’elle ait été invitée !
Mme De Saboulin ensuite demande alors à M. Maurin de reformuler sa question. "Mme De Saboulin, si vous ne vous souvenez pas de la question, vous ne répondez pas" exige le Maire.
Intervention de Caroline Sépet "Il s’agit ici d’un débat sur un sujet soumis à délibération, le conseil municipal est là pour ça". Réponse de M. Chapon : "Vous pensez ce que vous voulez, vous en avez le droit, ça vous regarde".

Compte tenu de l’absence de réponse aux questions posées, le groupe Ensemble pour Uzès (Caroline Sépet, Christophe Bouyala et Lydie Defos du Rau) a refusé de prendre part au vote. Jérôme Maurin et Sandrine Guin ont voté contre. La majorité municipale a voté pour.

5/ Liaison Avenue Louis Alteirac/Route d'Alès

Il s'agit ici d'acheter une maison actuellement à la vente afin d'élargir la rue Alexandre Cellier et d'aménager une voie de tourne à gauche dans le but de réaliser une liaison inter-quartier avenue Louis Alteirac/route d'Alès. Le maire précisera, suite à une question de l'opposition, que cette maison serait rachetée, le mur d'enceinte démoli puis reconstruit plus en arrière, puis que celle-ci serait ensuite revendue. Il précisera également que les quatre maisons situées derrière devront elles aussi être achetées et démolies afin de pouvoir réaliser cette voie.

Jérôme Maurin dénonçant un flou sur la forme dans l'avis des domaines (définition du bien non conforme), refusera de prendre part au vote, ainsi que sa colistière Sandrine Guin.

En conséquence, voté à l'unanimité.

6/ Garantie d'emprunt : un Toit pour Tous

Le bailleur social "Un Toit pour Tous" va lancer un programme d'amélioration sur la résidence les Tilleuls (avenue du 19 mars 1962) : remplacement de 60 chaudières individuelles au gaz, pour un montant de 82 434€ TTC. Un prêt PAM auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations va être contracté, pour lequel le bailleur social demande à la ville d'Uzès la garantie de la ville à hauteur de 100 %.

Voté à l'unanimité.

7/ Convention d'engagements réciproques entre les communes gardoises et l'EPCC du Pont-du-Gard

L'EPCC a mis en place depuis 2012 une convention d'engagement avec les communes du département ; autrement dit, toute commune qui signe cette convention d'engagement permet à ses habitants de pouvoir accéder gratuitement au site du Pont-du-Gard, en contrepartie de quoi la commune s'engage sur la communication et la promotion du site. De nouvelles modalités ont été instaurées au 1er janvier 2017 : dorénavant l'entrée gratuite ne se fera plus par véhicule déclaré, mais par personne, sur présentation d'une pièce d'identité et d'un document justifiant du domicile dans les communes gardoises partenaires.

Voté à l’unanimité.

8/ Hôpital d'Uzès : cession et vente de terrains Saint Géniès de Malgoirès et Gajan

Le conseil de surveillance du Centre Hospitalier d'Uzès a décidé de vendre divers terrains afin de financer les travaux de reconstruction déjà effectués de l'EHPAD de St Géniès de Malgoirès (remboursement d'emprunts). La commune d'Uzès, restant titulaire en commun avec le centre hospitalier d'Uzès des parcelles concernées par la vente, avait donc à voter en conseil municipal l'autorisation de vente de ces terrains au profit de l'Hôpital Général.

Voté à l'unanimité.

9/ Suppression des foires de printemps de de la Saint Firmin

Il est proposé ici de supprimer deux foires annuelles sur trois, sous prétexte qu'elles sont tombées en désuétude. Nous ne pouvons que déplorer qu'à nouveau la ville d'Uzès, quand quelque chose ne fonctionne pas, fasse le choix de supprimer plutôt que de tenter d'améliorer. Ces foires auraient pu, notamment par de meilleurs moyens de communication (combien d'habitants sortent à chaque fois de chez eux en découvrant par surprise la présence d'une foire en ville?), dynamiser notre centre-ville, en en faisant des rendez-vous incontournables. La foire de la Saint Firmin était pour mémoire la plus ancienne foire de la ville...

Mais il faut bien avouer ici notre manque d'intervention et de réaction sur le sujet. Le mépris du maire à notre égard lors de nos interventions, l’absence de débat au sein du conseil municipal nous a fait, à tort, renoncer à toute intervention sur le sujet, que nous savons d'avance inutile... Nous baissons parfois les bras par lassitude, et nous finissons inconsciemment par prioriser les sujets, alors que finalement tout sujet, du moment qu'il concerne directement les habitants, devraient systématiquement avoir toute notre attention.

Voté à l'unanimité.

Question orale de Caroline Sépet :

" Nous avons plusieurs fois été alertés par des habitants du centre-ville qui peinent de plus en plus à se garer gratuitement en ville, sans cesse rejetés vers la périphérie et facilement sanctionnés en cas de dépassement ou non-paiement. Cela pose notamment problème pour nombre de personnes âgées qui ne peuvent pas toujours se déplacer aisément à pied jusqu'au stationnement extérieur de leur véhicule.

Cette situation, que nous avons déjà dénoncée lors des examens des rapports de la société Qpark, est tout à fait dommageable puisque ce sont finalement les habitants les plus vertueux, ceux qui utilisent le moins leur voiture, qui sont les plus lourdement sanctionnés financièrement, et qui plus est n'ont aucun autre choix que de subir cette situation.

Il est à noter que ce problème concerne bien-sûr également les personnes travaillant sur Uzès.

M. le maire, nous réitérons aujourd'hui encore notre demande que soit instauré un abonnement mensuel et/ou annuel à tarif raisonnable sur les trois parking de surface de la ville. "

Réponse du maire : " Nous ne souhaitons pas sur nos parkings de véhicules tampons qui ne bougent pas, nous voulons des parkings tournants. Il existe des locations de garage et un abonnement au parking Gide. Il y a plus de 5000 emplois sur Uzès, il faut prendre conscience de la démesure de votre demande ! ".

Les questions orales, selon la règle du maire, n'appelant pas de débat, la simple réponse du roi suffisant à nourrir le peuple, nous nous autorisons sur notre blog quelques recadrages interdits lors des conseils municipaux :

M. Chapon parle de plus de 5000 emplois sur Uzès, et nous supposons ici qu'il se fie aux chiffres de l'INSEE (soit exactement 5429 emplois) ; mais ce qu'il oublie de préciser, c'est que toutes les personnes qui travaillent sur Uzès n'ont pas besoin d'utiliser quotidiennement les parkings de la ville, car beaucoup d'emplois ne concernent pas le centre ville et disposent déjà de leurs propres parkings (hôpitaux, maisons de retraites, commerces et artisanat de ZAC et périphériques, etc.). De plus, une part importante des personnes qui travaillent sur Uzès même habitent également en centre ville. Il ne faut donc pas les comptabiliser deux fois, une fois en tant qu'habitants, une fois en tant que travailleurs. Alors, qui est totalement démesuré dans ses propos ?

Le maire s'est focalisé sur les personnes travaillant sur la ville, et a totalement mis de côté la problématique du stationnement subie par les habitants du centre-ville. Quant à la suggestion du maire, de s'adresser à des bailleurs privés pour des locations de garage et ou de prendre un abonnement sur le parking souterrain Gide (95€/mois, rappelons-le), c'est oublier la précarité de certains habitants à Uzès, où le taux de chômage est à un peu plus de 20 %, où le travail à temps partiel n'est pas rare, et où les personnes âgée, les jeunes et les familles n'ont pas toujours de quoi vivre décemment… Alors encore une fois, qui est dans la démesure ?

Et enfin, tout simplement, pourquoi ce qui se fait et fonctionne déjà ailleurs ne serait pas possible à Uzès ??

Commentaires

Le problème des parkings et en particulier celui des Marronniers et un sujet majeur qui intéressent des milliers d’Uzètiens et malheureusement il n’y a eu aucune concertation : Comment peut-on expliquer aux habitants que ce parking ne bénéficie pas d’une heure et demie gratuite comme les autres ?
Comment peut-on expliquer que le tarif a brutalement augmenté de plus de 300%. Il était de 0,40 € la première heure et de 3,60 € la journée et il passe maintenant à 11 €.
Pourquoi n’y a-t-il pas la création d’un tarif « résident » mensuel, qui concernerait les habitants et commerçants du quartier, d’autant que les responsables de Qpark sont tout à fait d’accord.
Toujours pour ce parking des Marronniers il est bien dommage de ne pas avoir profité de la réfection des sols pour replanter les dizaines d’arbres disparus au fil des années ce qui rendrait à cette Promenade un semblant de promenade ombragée.
Tout reste donc à faire pour les Uzètiens et l’environnement, gardons espoir.

Écrit par : Ph. Guillaud | 07/03/2017

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