Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13/03/2017

Compte-rendu du conseil municipal du 1er mars 2017

1/ Approbation du Procès-verbal du conseil municipal du 08/02/2017

La teneur des interventions n'étant toujours pas retranscrite dans les procès-verbaux, Ensemble pour Uzès continue de voter contre.

2/ Liaison inter-quartier Mayac/Mas de Mèze : acquisition de terrain

Il s'agit d'acquérir à l'amiable 666 m² de vigne dans la cadre de la création inter-quartier Mayac/Mas de Mèze, au prix de 3€ le m² (soit 1998 €) .

1 abstention (Martial Jourdan)

3/ Déclaration de projet de la liaison inter-quartier Mayac Mas de Mèze

L'article L 126-1 du code de l'environnement stipule que suite à une enquête publique concernant un projet public de travaux, d'aménagement ou d'ouvrage, le conseil municipal responsable du projet doit se prononcer, par une déclaration de projet, sur l’intérêt général de l'opération projetée.
La déclaration de projet mentionne l'objet de l'opération tel qu'il figure dans le dossier soumis à l'enquête et prend en considération l'étude d'impact, l'avis de l'autorité environnementale et des collectivités territoriales et de leurs groupements consultés, et le résultat de l'enquête publique.
Le maire précisera qu'il reste encore deux terrains à acheter afin de réaliser cette voie.

1 opposition (Martial Jourdan) et 1 abstention (Jérôme Maurin).

4/ Dénomination de voirie

Le chemin communal reliant le chemin de Malaric au ruisseau des Seynes ne comportait aucune dénomination, les riverains ont donc demandé que cette voie se voit attribuer une dénomination postale. Il a été proposé le nom de "Chemin Lou Sauté", en référence aux salariés de l'usine ZAN qui franchissaient le ruisseau en sautant d'une rive à l'autre en l'absence de pont à cet endroit.

Voté à l'unanimité.

5/ PLU : procédure de modification simplifiée N°3

Par arrêté municipal du 12 janvier 2017, la commune a engagé une procédure simplifiée du PLU en vue de permettre l'édification en zone UC de constructions à usage d'équipements collectifs publics, ou d'intérêt public, avec une hauteur de 13 mètres au faîtage (contre 11 mètres actuellement). Cette modification est dictée par la réalisation du centre culturel et de congrès intercommunal, dont les prévisions de hauteur sont établies à 13 mètres.

Intervention de Caroline Sépet :

" Vous vous doutez M. le maire que nous ne voterons pas positivement sur ce point, étant donné l'objectif de cette procédure de modification simplifiée du PLU, à savoir la réalisation d'un palais des congrès. Car il s'agit bien là d'un palais des congrès, que vous avez promis dans votre programme de campagne 2014, et au mieux d'une salle de spectacle, mais certainement pas d'un centre culturel.
Ce projet reste démesuré, à la fois en terme de taille et de financement, tant en investissement qu'en fonctionnement.
Vous vous êtes appuyé sur l'étude du Pays de 2008 qui effectivement fait état du manque de salles pour les associations culturelles du territoire, et notamment celles de notre communauté de communes, ce que nous ne remettons absolument pas en cause.
Mais c'est bien la seule chose que vous avez retenu de cette étude, car les propositions qui en sont issues ne sont pas celles que vous désirez réaliser, à savoir ce palais des congrès.
L'étude du Pays proposait la création d'un centre culturel digne de ce nom, à la disposition directe des acteurs culturels locaux, mais aussi d'essaimer la culture à travers le territoire via la rénovation ou l'aménagement de bâtiments publics ou privés, ce qui permettrait, je cite "une utilisation professionnelle polyvalente et des lieux spécifiques à l'enseignement artistique (auditorium, studios) ou aux pratiques amateurs (salle de répétitions)". Toujours selon cette étude "Le Pays ne dispose pas de lieu de résidence nécessaires à un travail d'enracinement de la diffusion du spectacle vivant. Les acteurs culturels attendent une action culturelle de proximité. Une programmation maillant le territoire est possible dans l'existant avec des aménagements, une équipe, du matériel complémentaire et ciblage systématique".
Au vu de la taille de nos petites associations locales, et de leurs capacités financières, et après que vous ayez clairement annoncé que l'accès au futur palais des congrès leur serait payant, je doute que cette réalisation s'adresse en priorité à nos associations locales, et ne répondra donc pas au manque de salles sur le territoire.
Une étude d'opportunité aurait pu répondre à cette problématique, mais cette étape a été sautée, et seule une étude de faisabilité a été établie. "

Sans compter que l'étude de faisabilité ne prévoit que 20 places de parking, pour une capacité d'accueil maximum de 1450 personnes… ! Mais le maire compte sur les parkings de la ville pour pallier ce manque. Il s'étonnera également que nous lui reprochions la démesure de ce palais des congrès, alors même "qu'il ne fera qu'une fois et demi, la surface de la crèche d'Uzès. "Est-ce à dire que 1400 enfants pourraient tenir dans la crèche d'Uzès ?" lui rétorquera ironiquement Christophe Bouyala. M. Chapon conclura, après que nous ayons dénoncé le manque de concertation sur ce sujet, que de toute manière" aucun conseil municipal de la CCPU n'avait voté ce projet. "C'est bien ce que l'on vous reproche ! ", "Malheureusement !" s’exclameront en cœur Lydie Defos du Rau et Caroline Sépet.

5 oppositions (Caroline Sépet, Christophe Bouyala, Lydie Defos du Rau, Jérôme Maurin et Sandrine Guin) et 1 abstention (Martial Jourdan).

 

6/ Débat d'orientation budgétaire

Un débat préalable (appelé Débat d'Orientation Budgétaire) doit avoir lieu dans un délai de deux mois précédent l'examen du budget primitif, et ce dans les communes de 3 500 habitants et plus.
Ce débat porte sur les orientations constatées et à venir de la structure budgétaire communale. Il donne également une tendance sur les orientations tant en terme de fonctionnement que d'investissement.

Intervention de Caroline Sépet :

" Il est bien évident que cette année encore il y a de nombreuses orientations que nous n'aurions pas prises :
- comme le non renouvellement des postes laissés vacants, laissant des services en sous-effectifs et altérant la qualité du service public, contrairement à ce qui est dit dans le DOB,
- le recours à des prestataires extérieurs, dont on sait qu'à moyen terme cela représente une charge financière supérieure pour les municipalités qu'une gestion en régie publique,
- la vente à tout va de terrains et de bâtiments alors même que le PLU est en révision, que nos associations manquent de salles, que l'Université Populaire, pour ne citer qu'elle, croule sous le poids de ses charges locatives et d’énergie, et que les enfants du centre de loisirs auraient mérité de ne pas être accueillis dans le même bâtiment que leur école,
- nous ne partageons non plus cette orientation qui vise à refuser qu'une politique sociale soit appliquée sur la tarification des repas cantine ou des NAP, ou encore via un abattement social sur la taxe d'habitation pour les personnes de condition modeste,
- nous ne nous serions pas orientés vers des tarifs de fonctionnement inégalitaires entre les différents parkings de la ville, et aurions instauré la possibilité d'un abonnement mensuel à tarif raisonnable sur les parkings de surface,
- nous n'aurions pas non plus continué à multiplier les zones commerciales, mettant en danger et tuant à petit feu nos commerces de centre ville et de proximité,
- nous n'aurions pas refusé de mettre en place des commissions extra-municipales et un conseil des jeunes,
Je m’arrêterai là dans cette liste malheureusement non exhaustive, mais je suis surprise que cette année le petit graphique relatif au taux d'endettement stipule que celui-ci a toujours été en-dessous du seuil d'alerte, en tout cas sur la période 2012/2016, alors que ce même graphique l'année dernière montrait que le taux d'endettement n'était descendu en-dessous du seuil d'alerte qu'en 2014, et restait "limite".
Mais au-delà de ces différentes orientations que notre groupe n'aurait pas choisi de prendre, c'est surtout la forme des débats que nous désirons dénoncer ce soir : ces délibérations n'en ont que le nom, le débat étant systématiquement coupé, refusé ; il vous arrive même M. le maire d'empêcher vos conseillers municipaux ou adjoints de nous répondre, ou de nous couper les micros ; vous ne nous regardez que rarement lorsque nous nous vous adressons à vous, et vous permettez de discuter à droite et à gauche lors de nos interventions ; vous employez régulièrement avec nous un ton péremptoire et méprisant qui est loin de faire avancer les débats.
Je voudrais vous poser une petite colle :; savez-vous de qui est cette petite phrase : "La vie politique uzétienne n'est pas ce qu'elle devrait être si elle était construite de façon réellement démocratique" ? M. Chapon n'ayant pas voulu répondre, Caroline Sépet donnera elle-même la réponse : "elle est de vous ! Elle date du 29 février 1977 et est extraite du Républicain d'Uzès. Mais il semble que depuis 40 ans de l'eau ait coulé sous les ponts, et que les pratiques que vous dénonciez à l'époque soient finalement devenues les vôtres."

Intervention de Lydie Defos du Rau :
" Pour commencer j’ai été surprise à la lecture du document de lire que les arbitrages budgétaires ont été motivés, entre autres, par l’élection de Donald Trump ! Surprise car je vous rappelle que nous avions invité le conseil municipal à se prononcer symboliquement hors TAFTA, comme l’ont fait de très nombreuses collectivités en France, et que vous aviez alors refusé considérant que cela ne nous concernait pas ! Alors même que les risques de ce traité sur la qualité de nos productions agricoles, sur notre souveraineté alimentaire, sur notre santé étaient tangibles et nous concernaient de manière évidente.
Voilà pour l’anecdote.
Nous tenions à exprimer cette année encore notre déception à la lecture des orientations budgétaires que vous nous proposez et qui témoignent du fossé abyssal qui se creuse entre l’exercice de votre pouvoir et les attentes des uzétiens.
Les communes, face à l’inexorable baisse des dotations de
l’État, face au transfert des compétences aux communautés de communes imposées par la loi NOTRe, perdent peu à peu de leurs prérogatives. Et personnellement, je pense que la Loi NOTRe, bien que perfectible, va dans le bon sens car la commune n’est pas le bon échelon pour conduire des politiques structurelles de développement économique, d’urbanisme, de transports, d’aménagement du territoire, ou encore de transition énergétique.
Que restera-t-il aux communes ? Tout le monde s’inquiète et c’est bien naturel : selon moi il subsistera le plus important : la possibilité de se recentrer sur la qualité de vie, le bien-être de leurs habitants ! Autrement dit l’essentiel ! C’est une noble entreprise qui ne se limite pas à rénover une place en cœur de ville avec pour satisfaction que les propriétés privées avoisinantes gagneront en valeur ! Ce sont exactement les propos qu’a tenus Monsieur le Maire lors de ses vœux à la population cette année.
Détruire un Parc qui accueillait les enfants du centre de loisirs pour y construire un Palais des Congrès aux proportions mégalomaniaques, au prétexte que nous pourrons y accueillir le repas des ainés et des congressistes, ce n’est pas améliorer la qualité de vie des uzétiens. Les uzétiens veulent une véritable politique culturelle qui ne passe pas par des investissements déraisonnés. Les uzétiens voulaient surtout une piscine couverte. Celle-là même que vous leur aviez promise.
L’amélioration de la qualité de vie ne passe pas par une quête effrénée de la notoriété médiatique. Celle-là même qui vous rend fier, mais qui génère un tourisme de masse de plus en plus destructeur. Nos commerces de proximité disparaissent, remplacés par des galeries d’art privées ou des boutiques pour touristes, le centre-ville se vide, et pour seule réponse vous construisez des zones d’activités au motif que c’est ce que voudraient les habitants. Le rôle de l’élu local doit être de chercher un équilibre et pour cela il doit mener une politique volontariste, ne pas être fataliste, il doit être guidée par l’intérêt général et non par l’argent facile.
L’amélioration de la qualité de vie, la recherche du bien être des habitants passe par des choses simples comme des bancs publics disséminés ici et là, des repas de qualité servis à nos enfants et à nos ainés, une offre de parkings à vélo plus nombreuse que l’offre de parkings à motos.
L’amélioration de la qualité de vie c’est aussi chercher à satisfaire les habitants plutôt que les électeurs, c’est s’employer à dynamiser la Démocratie en permettant aux citoyens de s’investir dans la vie de la citée.
L’amélioration de la qualité de vie c’est permettre aux parents de pouvoir étalonner leurs frais de rentrée scolaires, ce que vous refusez catégoriquement.
C’est aussi permettre aux associations de disposer d’un lieu où elles pourraient œuvrer, aux côtés de la commune, à recréer du lien social, de la solidarité, de la convivialité. Je veux parler d’une maison des associations. C’est absolument honteux qu’une ville comme Uzès, riche d’un tissu associatif aussi dense et varié n’en possède pas !
Monsieur le maire, vous avez pendant des années fait du pavage des rues le pilier central du bien être des habitants. Votre slogan de campagne « Fier d’Uzès et fier de l’être » illustre cette politique. Mais vous n’avez servi au final que des électeurs. A budget contraint, ces choix ont occasionné des arbitrages qui n’auraient pas été les nôtres car nous aurions placé les uzétiens avant tout au cœur de nos préoccupations. C’est précisément tout ce qui nous distingue.
Si aujourd’hui la ville est belle, ce n’est qu’un décor qui fait illusion et qui cache une bien triste réalité."

Le maire répondra qu'effectivement ils font de plus en plus appel à des prestataires extérieurs, et qu'ils ne s'en cachent pas (nettoyage de voirie 2 fois par semaine en centre ville, 3 jours par mois en extérieur, allumage publics etc. ). Il se demande également si l'on doit regretter l'augmentation du tissu commercial, relève que l’on s’arrache les pas-de-porte à Uzès comme nulle-part ailleurs… Aucune réponse sur notre reproche quant à la pratique de la démocratie en conseil municipal… par contre les réponses fusent quand il s’agit de jouer les victimes ! "Entendez, on nous accuse de rendre notre ville belle et attractive, et d'en être fiers. Et oui, on n’avons pas opté pour un tarif de cantine au coefficient familial, on a préféré un tarif de cantine bas pour tout le monde ». FAUX ! Le tarif du ticket cantine est aujourd'hui à 4€, et parmi les plus chers de France (le prix moyen du ticket cantine en France est à 2,70€ !!!) !

Le Maire a ensuite égrainé toutes les actions que la municipalité allait engager, dont les 50 000€ supplémentaires pour l'installation de caméras de surveillance (qui font suite eu 250 000 € déjà investis l'année dernière!)…

Commentaires

Toujours bien d'avoir votre vision des problèmes...reste toujours la difficulté de la faire connaître.
Blog à diffuser et à relayer!

Écrit par : DomClaret | 13/03/2017

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire