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23/06/2018

CARTON ROUGE

Dans « Les Échos » du Républicain de la semaine du 7 au 13 juin, le journal faisait allusion à l’exclusion de certains élus d'une convocation pour une réunion communautaire.

Je ne peux malheureusement que confirmer cet écho : 7 délégués communautaires, dont 5 maires, n'ont en effet pas été convoqués ; seuls « les élus qui ont adopté le budget 2018 » ont été convoqués à participer à cette réunion afin de traiter « des nombreux projets en cours et à venir de notre collectivité ». Cette convocation est signé du président de la CCPU, Jean-Luc Chapon. Cette éviction est inacceptable, d'une part parce qu'elle fait fi de la liberté démocratique de chaque élu à pouvoir exprimer son opinion, notamment par son vote, mais également parce que nous avons été exclus d'une réunion qui n'avait rien d'informelle et pour laquelle le seul point à l'ordre du jour portait sur un sujet qui fait l'essence même d'une collectivité : ses projets.

Mais, malheureusement encore, l'affaire de n'arrête pas là, car lors de cette même réunion, le président de la communauté de communes a fait voter aux délégués communautaires présents notre exclusion de la commission permanente ! Cette commission est pourtant statutaire puisque faisant partie du règlement intérieur de la communauté de communes. Nous sommes ici dans la douce limite de la légalité… Mais je me demande finalement ce qui m'a le plus choquée : les pratiques connues d'un homme dont plus de 30 ans de pouvoir l'habitue à jouer avec une forme de despotisme, ou le fait qu'une large majorité des élus présents aient cautionné cette pratique ? Car oui, il faut le savoir, la majorité des élus présents lors de cette séance ont voté pour notre exclusion. Mais le président s'attendant certainement à une unanimité totale, il a préféré faire marche arrière et ne pas retenir ce vote ; aussi, dans sa grande mansuétude, sommes-nous toujours autorisés à siéger en séance des commissions permanentes.

Comment décemment cautionner le fait d'exclure des élus qui n'ont jamais fait que prendre des positions, qui certes vont parfois à l'encontre des orientations et choix du président de la communauté de communes, mais qui l'ont toujours fait dans un esprit constructif, avec la conviction de représenter et défendre l'intérêt de leurs administrés ? Et comment interpréter le vote d'une majorité des élus présents, qui ont choisi de valider cet acte d'exclusion ? Il faut bien reconnaître que cela ne peut que poser question sur la liberté démocratique et le respect des opinions plurielles qui sont les fondements mêmes de notre République, clairement bafoués lors de cette séance à huit clos...

Ce mode de gouvernance est une entrave grave à l'expression de la démocratie !

Caroline Sépet, déléguée communautaire, pour Ensemble pour Uzès

 

Commentaires

Bravo Caro,
La dérive totalitaire de JLC n’est pas d’aujourd’hui...mais l’entraînement des autres élus dans cette spirale doit être dénoncée.
Si ce sont des péteux il faut leur faire honte!

Écrit par : Dominique Claret | 23/06/2018

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Bravo Caro,
La dérive totalitaire de JLC n’est pas d’aujourd’hui...mais l’entraînement des autres élus dans cette spirale doit être dénoncée.
Si ce sont des péteux il faut leur faire honte!

Écrit par : Dominique Claret | 23/06/2018

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Bravo Caro,
La dérive totalitaire de JLC n’est pas d’aujourd’hui...mais l’entraînement des autres élus dans cette spirale doit être dénoncée.
Si ce sont des péteux il faut leur faire honte!

Écrit par : Dominique Claret | 23/06/2018

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